J-3 avant de reprendre l’avion en direction de la France… Du coup, à l’occasion de notre dernier samedi au Guatemala, nous décidons de retourner au bord du lac d’Atitlán… (Vous l’aviez sûrement déjà compris dans l’article de la semaine dernière, mais on a adoréééé cet endroit!) Même voiture, même chauffeur, nous voilà reparties pour un tour !

Après deux heures de route, nous arrivons à destination, sous un soleil éclatant. (On apprendra plus tard dans la journée que la petite bourgade de Tecpán est réputée pour sa météo capricieuse, tandis que sur le reste des terres guatémaltèques, les thermomètres affichent plusieurs degrés de plus…)

A peine arrivées, nous nous dirigeons vers les pontons où se prennent les transports publics locaux. Nous assistons à un balai incessant de bateaux qui arrivent, se déchargent, se rechargent et repartent ! Pas de salsa, ni de marimba sur le port, seulement ces refrains vendeurs, chantés par des hommes qui courent d’une rue à l’autre pour attirer les touristes : « 25 Quetzales pour toutes les destinations ! 25 Quetzales ! 25 Quetzales ! ». Cette fois-ci, nous prenons le bateau en direction de Santa Catarina, qui se situe à l’exact opposé de San Pedro, le village que nous avions visité la semaine dernière. Cette opposition est loin d’être seulement géographique : alors que San Pedro est très touristique et « branché », Santa Catarina est bien plus paisible et moins fréquentée des touristes. Nous avons beaucoup de chance aujourd’hui car la météo est clémente (il faut comprendre : le voyage se fait sans secousses, contrairement à la semaine passée).

À Santa Catarina, un sentiment de sérénité nous envahit. Nous déambulons dans les ruelles ensoleillées, au rythme des chants religieux qui se propagent depuis la place de l’Eglise. Nous nous lançons dans une petite marche sur les hauteurs de la ville… Toujours la caméra à la main et prêtes à trouver les plus beaux plans pour le documentaire, nous grimpons jusqu’à ce que la route se détache du flan de la colline, afin de profiter d’un panorama saisissant. Santa Catarina s’étale sur les reliefs opposés. Depuis les hauteurs, les maisons colorées semblent construites les unes sur les autres, formant un tapis coloré et mu par l’activité quotidienne de ses habitants. Le village regarde le lac et ses trois volcans. Nous restons un long moment à contempler cette vue, à travers nos objectifs de caméras d’abord et de nos propres yeux ensuite…

Nous retournons vers les rives du lac, pour une balade – cette fois-ci horizontale – en direction des sources chaudes dont Don Cesar nous a parlé. Nous trouvons un petit recoin ombragé où nous décidons de nous assoir un peu. A côté de nous, une famille se baigne et profite de la chaleur des sources. Un peu plus loin, une mère et ses six enfants sont venus faire la lessive de toute la famille dans le lac. Tandis que les vêtements propres s’entassent sur un rocher, les enfants jouent avec des t-shirts qu’ils utilisent comme des épuisettes. Leurs rires éclatants se propagent jusqu’à nous, tandis que le sourire de leur mère semble figer l’instant.

A l’heure du repas, nous reprenons la direction de Panajachel. En chemin, nous tombons sur un petit restaurant dont la façade attire notre regard : dessins et fleurs se partagent la toile. Nous découvrons une arrière-cour ombragée, meublée de tables bleues et vertes. Un léger vent traverse les lieux et font flotter des guirlandes de tissu coloré. Au menu ce midi, des burritos et des légumes croquants parfaitement cuisinés… Un régal !

Rapidement, arrive l’heure du shopping pour certaines (surtout l’une d’entre nous, vous la reconnaîtrez sûrement !), tandis que les autres se prélassent au soleil une glace à la main (vous les reconnaîtrez aussi !). Il ne reste déjà plus qu’une heure avant de reprendre la direction de Tecpán… Nous nous rendons sur une petite place isolée de l’agitation du reste de la ville. Allongées au soleil, nous prenons le temps de figer dans non mémoire les images de ce paysage que nous ne reverrons pas de sitôt…

Il est déjà l’heure de rentrer à Tecpán… Et de se replonger dans nos « to-do lists » sans fin (à la différence des glaces et du shopping, vous nous reconnaitrez sûrement toutes sur ce dernier point !)…