En ce lundi matin, nous planifions notre travail pour notre dernière semaine.

Nous tenons une réunion afin d’aborder de manière plus spécifique la trame de notre documentaire, ce qui n’est pas une mince affaire. Avec du recul sur les trois semaines passées, nous sommes très contentes de tous les témoignages que nous avons pu récolter, et impressionnées par l’énergie dégagée par toutes les femmes que nous avons rencontrées.

Cette semaine, nous devons aussi travailler sur la narration du documentaire, la fameuse « voix off » qui devra être en espagnol. Nous sommes donc bien occupées…

En fin d’après-midi, nous invitons Esperanza à boire un café pour la remercier de toute l’aide qu’elle a pu nous apporter. Elle est très curieuse de connaître nos ressentis sur son pays et ce qu’on pense de la situation des femmes au Guatemala. Pas facile de répondre à une telle question sans heurter les traditions qui ont rythmé la vie d’Esperanza ! Nous nous lançons quand même dans l’exercice… Nous abordons aussi la criminalité du pays, Esperanza nous explique qu’après la guerre civile, de nombreux hommes n’avaient autre habitude que celle de se servir d’une arme. De ce fait, se retrouvant au chômage, certains d’entre eux ont préféré continuer à gagner leur vie de manière criminelle. C’est selon elle, une des explications du fort taux de criminalité du pays, sans oublier la situation géographique du Guatemala, qui en fait un passage obligé pour le trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis. Esperanza nous décrit aussi le rôle de nombreuses ONG qui viennent en aide aux filles des communautés rurales pour que celles-ci aient accès à l’éducation, afin qu’elles puissent avoir l’opportunité de choisir leur propre chemin de vie.

Ce dernier moment en sa compagnie fut très enrichissant et au moment de se dire au revoir, nous réalisons que la fin du séjour approche…Raison de plus pour profiter des nachos et du Guacamole à l’heure de l’apéro !