Pour ce deuxième jour de « grand » week-end, nous partons, accompagnées d’Esperanza, à la découverte d’Antigua, l’ancienne capitale du Guatemala. Par chance, la météo est avec nous. Pârées de nos lunettes de soleil et de nos plus beaux tee-shirts nous partons à l’aventure. Le mot est juste car pour nous rendre jusqu’à l’ancienne capitale, nous devons passer par la case « bus publics » pendant près d’une heure trente ce qui n’est pas une mince affaire.

Après quelques dizaines de minutes sur le bord de la grande via interamericana, coincées entre les tuc-tucs ambulants, les pots d’échappements embaumants et le brouillard embuant, le bus déboule et s’impose au milieu du vacarme dans une entrée triomphale et prometteuse de la suite du trajet.
Un homme saute du bus à peine arrêté en hurlant :
– « Chimaltenango ???? »

D’un geste délicat et décontracté, nous faisons signe au loin pour signifier notre intérêt pour la destination susmentionnée. L’homme nous aperçoit « VIENE VIENE ! RAPIDOOO GRINGOOO ! ». Les gestes vifs de ses bras viennent intensifier l’urgence, devant notre hésitation à passer à travers l’embouteillage de tuc-tucs, l’homme arrête leur circulation, leur faisant barrage de son corps. Nous nous dépêchons de monter dans le bus qui repart avant même que l’homme-barrage ne soit complètement dedans.
Face à nous, deux nouveaux défis se dévoilent.
1) trouver une place
2) trouver l’allée centrale nous permettant d’accéder aux places
En effet, le bus se compose comme suit :
En théorie, des banquettes de deux places à gauche et à droite du bus, séparées par une allée centrale.
En pratique, des gens de gauche à droite du bus, si serrés les uns contre les autres qu’on ne distingue ni banquettes ni allée centrale, certains tiennent sans doute en équilibre, les fesses au-dessus du vide de l’allée centrale. Nous parvenons toutefois à aligner nos séants aux leurs, au prix d’un certain confort certes.
Enfin, l’« excès de vitesse » est euphémistique mais c’est le terme qui décrit le mieux la conduite du chauffeur. Heureusement, la pancarte au-dessus de ce dernier nous met en confiance « En Dios te confio »…

Une fois arrivées, nous découvrons à quel point la destination est touristique. A l’inverse de Tecpán, nous sommes loin d’être les seules occidentales se promenant dans les ruelles de la ville colorée. Esperanza connaît bien Antigua car son fils unique y vit depuis quelques années. Elle nous explique que l’ancienne capitale fut fondée avec l’arrivée des colons espagnols en 1524. Nous découvrons le « marché artisanal » et l’art du marchandage à la Guatémaltèque, les prix descendent rapidement de moitié et nous repartons contentes de nos achats respectifs.

Pour midi nous rejoignons le fils d’Esperanza qui, tout comme sa mère, représente un exemple d’ascension sociale, devenu aujourd’hui manageurs d’une start-up qui encourage les entrepreneurs. Ensemble, nous dégustons notre repas avec appétit, dans un restaurant très animé et coloré, à l’image de la ville.  Au menu, du Guacamole, du poulet, des pommes de terres, le tout délicieusement préparé et accompagné d’un jus de cramberries que l’on appelle ici « Jamaïca ».

Les ventres bien (trop) remplis, nous déambulons sous le soleil et profitons de la suite de cette journée chaleureuse au parfum de vacances… Bien que nous reprenions, dès le soir, notre travail quotidien.